POUR FACILITER L’ACCES DES FEMMES A LA TERRE: L’Ipar compte développer les stratégies innovantes

L’accès à la terre est un droit économique incluant l’accès, le contrôle à la terre, mais également la possession de titres fonciers. Seulement les femmes du monde rural ont tendance à être plus pénalisées que les hommes dans l’accès à la terre à cause de pratiques discriminatoires. Dans de nombreuses communautés, c’est le droit coutumier ou religieux qui dicte les possibilités d’accès des membres de la communauté à la terre et aux ressources. Cependant, l’accès à la terre est important pour assurer une autonomie alimentaire et financière aux individus. Aussi pour contribuer à la facilitation de l’accès à l    a terre aux femmes particulièrement celles du milieu rural à la terre, l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (Ipar) en collaboration avec conseil régional de concertation et de coopérations des ruraux a lancé ce mercredi un projet de recherche action intitulé «Promotion d’une gouvernance foncière inclusive par une amélioration des droits fonciers des femmes au Sénégal». Financé par le Crdi (Canada) ce projet se donne pour objectif : de bâtir un consensus sur les partenariats nécessaires l’exécution du projet de recherche action.
Dans sa présentation la coordonnatrice du projet, Dr Oumoul Khairy Coulibaly Tandian, a souligné que «malgré le fait que le Sénégal ait consacré dans sa Constitution la parité comme mode de gouvernance reconnaissant les mêmes droits entre les sexes, les femmes sont encore marginalisées en termes d’accès et de contrôle de la terre en plus d’être exclues des instances de décisions concernant le foncier». Selon elle, les femmes  représentent 70% de la  population active agricole au Sénégal et n’accèdent qu’à moins de 13% des terres agricoles. Pour sa part, la présidente du réseau des femmes rurales Tine Ndoye, dira que «La propriété foncière est associée directement au pouvoir. C’est pour cela que, l’accès à la terre est un enjeu crucial et constitue également une facilité dans l’accès au crédit». Aussi, pour réussir à faire changer la donne et améliorer les conditions d’accès au terres Tine Ndoye invite, les femmes à fédérer leurs actions de lutte en se vouant plus de solidarité. Abondant dans le même sens le directeur exécutif de l’Ipar, Cheikh Oumar Bâ,  estime que «sans la solidarité des concernées aucun projet innovant de pourra résoudre la problématique de l’accès à la terre ». Toutefois, le projet de l’Ipar qui vient d’être lancé,  sera mis en œuvre dans une approche de recherche action formation participative et comparative, entre différents régions du Sénégal, en tenant compte des spécificités agro-écologiques, socio-économiques et culturelles, pour évaluer trois initiatives et proposer des modèles alternatifs permettant l’amélioration de l’accès et du contrôle sur le foncier des femmes pour une gouvernance foncière inclusive.
Paule Kadja TRAORE

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