Les 3 qualités d’une femme émancipée selon Lemah Gbowee (prix nobel de la paix)

“Militantes de base: le pouvoir sous estimé” était le thème de la deuxième édition du Cycle de conférences Kofi A. Annan Eminent Speakers animée par Mme Leymah Roberta Gbowee, co-lauréate 2011 du prix Nobel de la paix.

La rencontre s’est tenue le 11 décembre à l’auditorium Babacar N’diaye du siège de la Banque Africaine de Développement. La conférencière a à l’occasion défini les traits qui caractérisent une femme battante, une femme émancipée.

“La femme émancipée est celle qui sait ce qu’elle veut, où elle va, et comment elle fait pour y arriver” a répondu Leymah Gbowee à une question posée par une auditrice

Savoir ce qu’elle veut

Pour Leymah Roberta Gbowee, la femme émancipée doit avoir une vision de sa vie, du combat qu’elle mène. Cela suppose qu’elle doit faire des choix, même quand c’est difficile, et les assumer. une telle attitude lui évite d’être dispersée et lui permet surtout d’être efficace, afin d’atteindre son but final. Le but final est le seul combat pour elle qui mérite d’être mené.

Savoir où elle va

La co-lauréate du prix Nobel de la paix 2011 assure qu’aucun résultat probant ne peut être obtenu par une personne qui ne sait pas où elle va. “Comment voulez-vous que d’autres personnes aient confiance en vous, ou vous suivent alors que vous ne savez pas vous même, où vous allez?” s’est elle interrogée devant le public de l’auditorium Babacar N’diaye, composé à plus de 3/4 de femmes et de jeunes filles venues d’institutions, du gouvernement, ou d’écoles privées.

Savoir comment faire pour y arriver

Un bon idéal de combat ne vaut que lorsque le leader a une stratégie nette pour y parvenir. “La qualité du combat, ou la noblesse de celui-ci ne suffisent pas pour atteindre la finalité” a dit Leymah Gbowee. “Les femmes doivent en plus de cela se doter d’une stratégie claire et réaliste, gage d’un “succès certain”.

Leymah Gbowee, 46 ans, est libérienne. Elle est une figure de proue dans la lutte pour la paix au Liberia au lendemain de la guerre civile, et est également présidente de la Gbowee Peace Foundation Africa.

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