Donald Trump annone que : « La chaleur fera disparaître le coronavirus en avril… »

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Donald Trump n’en est pas à sa première sortie sur l’épidémie de coronavirus qui frappe la planète mais cette fois-ci le locataire de la Maison Blanche s’est risqué à une prédiction. Le président américain a prédit lundi que l’épidémie disparaîtrait probablement en avril « à cause de la chaleur », saluant une nouvelle fois la réaction des dirigeants chinois.

« D’ici avril, ou au cours du mois d’avril, la chaleur en général tue ce genre de virus », a déclaré le milliardaire depuis Washington. « Ce serait une bonne chose », a-t-il souligné. La trajectoire de l’épidémie de 2019-nCoV pourrait être infléchie par l’arrivée du printemps et de l’été, mais les mesures d’endiguement du virus seront absolument déterminantes d’ici ce réchauffement saisonnier.

Un jugement qui peut sembler présomptueux à ce stade, où l’épidémie continue de progresser, et où les autorités sanitaires se gardent de prédire un « pic », c’est-à-dire le moment où le nombre de transmissions commencera à baisser d’une semaine à l’autre.

Quand on lui a demandé vendredi quand l’épidémie commencerait à fléchir, le directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses, Anthony Fauci, membre du groupe de travail présidentiel sur le virus, a répondu : « Nous ne savons pas ».

« Tout type de prédiction serait malvenu car il reste énormément d’inconnues », a-t-il précisé pour rafraîchir la théorie présidentielle. Le facteur clé sera le degré de transmission hors de Chine, et la capacité des autres pays à contenir l’épidémie.

Les virus n’aiment pas la chaleur

Toutefois, le président américain n’a pas fondamentalement tort. En effet, les virus respiratoires comme la grippe ou les coronavirus se transmettent par micro-gouttelettes, lorsque l’on éternue par exemple.

« Ces micros gouttes vont rester en suspension dans l’air dans un espace d’environ un mètre de rayon autour de la personne infectée, expliquait le Dr. Manuel Rosa-Calatrava, directeur de recherche de l’Inserm et directeur adjoint du laboratoire VirPath à Lyon à Ouest France en 2017. Quand il fait chaud et sec, les gouttelettes vont s’évaporer plus rapidement, fragilisant davantage et plus rapidement le virus, et limitant ainsi sa transmission. ».

Le Parisien

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