La Fédération Sénégalise de Football (FSF) a décidé de rompre le silence pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « graves dérives médiatiques survenues à la suite de la participation de la sélection nationale à la Coupe du Monde de la FIFA 2026 ». L’instance fédérale cible un article de Sports News Africa, que Seneweb a également largement relayé, intitulé « Mondial des fédéraux aux USA : soirées de gala, bouteilles d’alcool millésimées, présence de « galante compagnie » au menu ». Selon la direction, le contenu de cette publication « impute de manière péremptoire aux dirigeants de la FSF des comportements d’une gravité extrême, totalement contraires à la probité, à l’éthique et à la dignité de leurs charges ».
Face à ces allégations, l’instance « conteste formellement et catégoriquement la matérialité de ces affirmations mensongères, dont le seul et unique but est de jeter le discrédit sur l’institution ». Estimant que cette « campagne médiatique coordonnée » porte une « atteinte majeure à sa réputation auprès du Peuple sénégalais, des familles, de la FIFA, de la CAF, de ses partenaires économiques et des sponsors officiels », la FSF a choisi d’agir « avec la plus grande fermeté par la voie légale ».
La réponse de la fédération s’est immédiatement traduite par des actes juridiques concrets. La FSF, « agissant par l’organe de son Président, Monsieur Abdoulaye FALL, et par le biais de l’un de ses conseils, Maître Mohamed SEYDOU DIAGNE, Avocat à la Cour, a déposé ce jour, vendredi 03 juillet 2026, une plainte pénale formelle entre les mains de Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar ».
L’action publique déclenchée s’appuie sur « les articles 255, 258, 260 et 262 du Code Pénal ainsi que sur les dispositions du Code de la Presse ». Les infractions spécifiquement visées par la fédération concernent notamment « la diffamation » et « la diffusion de fausses nouvelles ». Afin de permettre l’ouverture d’une « enquête préliminaire exhaustive », l’instance administrative affirme avoir transmis au Parquet l’ensemble des éléments de preuve nécessaires pour « identifier et poursuivre tous les auteurs et complices de ces publications diffamatoires ».


