Aly Diouf lors du Symposium de l’université de Chongqing : « L’Afrique et la Chine sont appelées à jouer un rôle majeur dans l’équilibre du monde au XXIe »

L’Uni­ver­sité des trans­ports de Chong­qing a orga­nisé, du 15 au 18 mai 2026, un sym­po­sium inter­na­tio­nal consa­cré au déve­lop­pe­ment des rela­tions sino-a­fri­caines, à l’occa­sion du 70e anni­ver­saire de l’éta­blis­se­ment des rela­tions diplo­ma­tiques entre la Chine et l’Afrique. Cette rencontre a réuni des uni­ver­si­taires, des diplo­mates, des experts, des médias et des acteurs ins­ti­tu­tion­nels.

 Orga­nisé sur le cam­pus de Nan’an, le sym­po­sium a pour ambi­tion de créer une pla­te­forme durable d’échanges entre la Chine et l’Afrique en misant sur la mutua­li­sa­tion des res­sources et la com­plé­men­ta­rité des exper­tises.

Lors de la céré­mo­nie inau­gu­rale, Ay Diouf, chef adjoint du Ser­vice Grands repor­tages et Enquêtes du quo­ti­dien natio­nal « Le Soleil », a déclaré que  « l’Afrique et la Chine sont engagées dans une relation historique appelée à jouer un rôle majeur dans l’équilibre du monde au XXIe siècle ».

Retraçant l’his­toire de l’amitié sino-afri­caine, le journaliste Aly Diouf a fait savoir que : « cette relation n’est pas née d’hier. Elle plonge ses racines dans une mémoire commune faite de luttes pour la souveraineté, de refus de la domination et d’aspiration au développement. En effet, depuis la conférence de Bandung en 1955 jusqu’au Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), nos peuples ont construit un langage commun fondé sur le respect mutuel, la solidarité et la recherche d’un partenariat gagnant-gagnant si cher au président Xi Jinping ».

Il a pro­posé lors de son allocution, la mise en place d’un méca­nisme conjoint entre gou­ver­ne­ments et entre­prises pour régler, de manière régu­lière, les dif­fi­cul­tés concrètes ren­con­trées dans les pro­jets de coopé­ra­tion. Citant un pro­verbe chi­nois selon lequel « quand tout le monde ajoute les com­bus­tibles, la flamme aug­mente », M. Diouf a estimé que seuls des efforts conjoints et conti­nus per­met­tront donc de ren­for­cer dura­ble­ment le par­te­na­riat Chine-Afrique. La céré­mo­nie a éga­le­ment été mar­quée par l’inau­gu­ra­tion du Centre d’études sur le trans­port chi­nois en Afrique de l’Ouest et de l’Institut de déve­lop­pe­ment inter­ré­gio­nal Asie-Afrique « Ensemble pour aller loin » : deux struc­tures appe­lées à jouer un rôle impor­tant dans la recherche, la coopé­ra­tion aca­dé­mique et le rap­pro­che­ment entre les deux espaces. Le jour­na­liste a, par ailleurs, sou­li­gné que la rési­lience et l’effi­ca­cité du sys­tème chi­nois consti­tuent des expé­riences dont l’Afrique pour­rait s’ins­pi­rer. Aly Diouf a ainsi encou­ragé les entre­prises chi­noises pré­sentes en Afrique à ren­for­cer leur ancrage local à tra­vers des réa­li­sa­tions concrètes dans les domaines des infra­struc­tures et de l’édu­ca­tion tout en favo­ri­sant une meilleure visi­bi­lité des réus­sites de la coopé­ra­tion grâce à des repor­tages média­tiques objec­tifs.

Le vice-pré­sident de l’Uni­ver­sité des trans­ports de Chong­qing, Luo Jun a sou­li­gné dans son allo­cu­tion d’ouver­ture, l’enga­ge­ment de son ins­ti­tu­tion dans les stra­té­gies natio­nales chi­noises liées à l’inter­na­tio­na­li­sa­tion et à la coopé­ra­tion aca­dé­mique. Il a rap­pelé que l’ins­ti­tu­tion s’appuie sin­gu­liè­re­ment sur son Centre d’études sur le Bénin et sur son pro­gramme de Mas­ter en Ensei­gne­ment inter­na­tio­nal du man­da­rin pour déve­lop­per les études régio­nales et ren­for­cer les capa­ci­tés de com­mu­ni­ca­tion inter­na­tio­nale.

L’ambas­sa­deur du Bénin en Chine, Frank Ajanha, inter­ve­nant par visio­con­fé­rence, a salué l’évo­lu­tion des rela­tions sino-afri­caines qui, à son avis, dépassent désor­mais le cadre tra­di­tion­nel des infra­struc­tures pour s’orien­ter vers une coopé­ra­tion plus glo­bale, axée sur la for­ma­tion, l’inno­va­tion tech­no­lo­gique et les échanges cultu­rels.

Par mediaspost.com